Présentation :

Présentation :


Et si, un jour... Je comprenais.


# Posté le dimanche 12 juillet 2009 16:24

Modifié le lundi 13 juillet 2009 06:43

Prologue :

Prologue :


Un fer brûlant posé sur ma taille, du côté droit, voilà l'effet que cela me fait en ce moment.
J'ai mal mais mes bras se referment tout de même autour de son cou pendant que les siens encerclent mon ventre. La douleur s'est dissiper à l'instant même où j'ai effleuré sa peau, maintenant je peut la supporter sans grimacer...
Je plaque son visage contre moi et je ferme les yeux. Mon c½ur s'affole, il bat vite. Trop vite pour être dans son état normal. À ce qu'il paraît c'est l'effet que ça fait, quand « On Aime »...
Je vous le jure : Je L'aime.

# Posté le lundi 13 juillet 2009 06:51

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 07:49

Chapitre 1 : Première Rencontre.

Chapitre 1 : Première Rencontre.


Je déteste le matin. Je haï le matin...
Neuf heures trente quatre, j'émerge enfin. Mon réveil à sonner il y a trente quatre minutes et j'ouvre à peine un ½il. J'ai le temps, j'en profite... Je m'assoit sur le lit avant de frotter mon visage avec mes mains. Une fois à peut-près réveiller je me lève. Je ne tient pas franchement droit les cinq premières secondes mais je m'y fait. Qu'est que c'est dur le matin...
Je prends des affaires propres puis me dirige dans la salle de bain. Je ferme la porte à clefs même s'il n'y a que moi dans l'appartement puis me déshabille. Je rentre dans la douche et met l'eau au minimum. Je frissonne.
Aller, c'est repartit. Je me plie en deux sur moi même en manquant de me cogner et pose l'eau froide sur ma hanche, du côté droit, laissant couler le liquide gelé sur ma peau qui me brûle. J'ai l'impression que quelqu'un m'enfonce un fer à cheval avec la forme de ce putain de signe...
Je gémit. Je m'empêche de crier. J'ai mal, c'est horrible. Même si cela fait à peine plus dix-sept mois que ce mystérieux tatouage est apparut sur ma peau, dix-sept mois que je me tord dans tous les sens à plusieurs reprises dans une journée à cause de cette douleur irréel : je souffre toujours autant, je ne m'y fait pas.
Ah. Parlons-en de ce mystérieux symbole apparut sur ma peau du jour au lendemain. J'ai déjà essayé de le comprendre mais je n'ai pas réussi. Peut-être deux E collés, un à l'endroit et un à l'envers ? Je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre. Il est haut comme mon pouce. Et puis au niveau du touché... J'ai l'impression qu'il est enfoncé dans ma peau alors que non et j'ai aussi l'impression de touché du goudron. Cependant ce n'est pas ce qui m'intrigue le plus. Cette « chose » et arrivé comme par magie sur moi et ne veut absolument pas partir. Je ne peut pas l'enlever, j'ai tout essayé. Tout. Rien ne marche ! Pour la douleur, non plus. À mon plus grand désespoir. Rien n'apaise cette sensation atroce quand elle décide de ce manifesté, même pas le sommeil le plus profond du Monde. Rien du tout !
Lentement, je me redresse. Je n'ai plus mal. Enfin... J'ai mal vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept depuis dix-sept mois, mais je peut l'oublier, je peut passer au dessus. Je soupire et me passe l'eau gelé sur le visage. Puis dans le dos. C'est bon, je suis réveiller. Douleur atroce plus eau gelé je peut vous jurer que ça réveille comme il faut.
Je sort de la douche, me sèche puis m'habille. Je vais dans la cuisine, me prends un petit jus d'orange vite fait puis j'attrape mes clefs et ma casquette. Je ferme l'appartement à clefs puis descend dans la rue. Je monte dans ma voiture : direction le studio où se déroule l'interview.
J'y suis juste à l'heure. Je rentre par la porte de derrière et vais m'assoir sur la chaise qui m'ai réservé. C'est une interview dans un magazine donc pas besoin de passer par la case maquillage, et c'est mieux comme ça.
Une petite heure plus tard, l'interview se finit. Je dis au revoir à tout le monde puis ressort par la porte de derrière. Je repars chez moi.
Une fois de retour je m'étonne en voyant un camion de déménagement. Les voisins arrivent aujourd'hui ? Je savais pas. Je soupire puis retire les clefs du contact. Je pose mon front sur le volant. Pour vus que ce ne soit pas des psychopathe ou des gros bourgeois qui ne disent pas bonjour et tout le reste...
Je soupire une nouvelle fois puis sors de ma voiture. Je la ferme à clefs puis rentre dans l'immeuble. Je tourne la tête pour pouvoir glisser ma clef dans la serrure quand je la vois... Elle sort à peine de l'appartement d'en face. C'est une adolescente mais elle dégage quelque chose de... différent. Quelque chose qui ne laisse pas indifférent... Pas moi en tout cas.
Ce ne sont pas ses yeux bleus à la fois perçant comme un cris de souffrance lâché au milieu d'une église vide et à la fois doux comme de la soie, qui me trouble, ni les mèches de ses cheveux ondulés de couleurs bronze qui retombe sur son visage ou sur ses épaules. Ce n'est pas non plus son visage d'ange sans défauts... Non, c'est plus loin que ça. Plus profond.
Elle pose son regard sur moi, une de mes jambes vacille et j'en perds presque L'équilibre -heureusement que j'en aie deux. Je me redresse et pince le bas de mon tee-shirt entre mes deux pouces et mes deux index pour le remettre droit -symboliquement. Je baisse la tête et me racle la gorge en silence. Je l'entends rire légèrement puis s'approcher de moi.
Oh non ! Ma hanche. Je me mord la lèvres inférieur -la mettant en sang- et ferme les paupières à mes les arraché... Plus ses pas se rapproche de moi plus j'ai l'impression que ce drôle de signe s'enfonce dans ma chaire.
_ « Je m'appelle... » Commença-t-elle.
_ « AAAAAAÏÏÏÏÏEEEEEEE !! » Criais-je en la coupant.
Je tombe alors au sol, les deux mains sur ma taille, plié en deux avec le front presque collé contre le carrelage. Putain de tatouage, juste maintenant. Juste quand elle me délivré le son magnifique de sa voix...Un timbre plus beau que le chant des oiseaux le matin, plus beau que le bruit des vagues s'écrasant doucement contre les rochers, plus beau que le refrain de ma chanson préféré, plus beau que le silence absolu d'une nuit d'été... Un son beaucoup plus beau que tous cela réunit...
Et bien non, il faut que sa tombe maintenant !

# Posté le lundi 13 juillet 2009 08:59

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 10:58

Chapitre 2 : Drôle de réactions.

Chapitre 2 : Drôle de réactions.


Je l'entends se mettre à genoux à côté de moi et poser sa main sur mon épaule. D'un coup, je regrette de n'avoir pas pris le temps de choisir mon tee-shirt ce matin. Celui que je porte est à manche courte, nous sommes en plein été, j'aurais dû prendre un tee-shirt sans manche. Là, maintenant, tout de suite j'apprécierais même d'être torse-nue... juste pour pouvoir sentir sa peau contre la mienne. Je frissonne à cette idée. Je l'imagine...
Le sang coule de nouveau dans ma bouche et ça me ramène à la réalité. Je secoue légèrement la tête, à la fois dégouter par le liquide rouge qui coule depuis mes lèvres et incompréhensif et inquiet par rapport à mes pensées et réactions ayant apparut à cause du geste qu'elle vient de faire.
Tout cela se bouscule et s'enchaine dans ma tête en moins d'une seconde, ou pas loin visiblement. Juste le temps qu'elle ne prenne son souffle pour me parler.
_ « Monsieur. Monsieur, qu'est qu'il se passe ? ... » Répéta-t-elle.
Le son de sa voix me revint et je me concentre sur celui-ci essayant de chasser cette douleur si atroce que n'importe qui sur cette planète en serait plié sur lui-même, comme je le suis à présent...
Bizarrement, très très vite, je sens la différence. Ma douleur diminue, éloigné par le son mélodieux de sa voix.
Une fois la torture presque dissipé je m'accorde une demie-seconde pour reprendre mon souffle avant d'ouvrir les yeux et de desserré mon emprise autour de mon « tatouage ». Elle le voit et arrête de m'appeler. Maintenant elle attend... Je respire profondément et pince légèrement ma taille, ça va mieux. Beaucoup mieux. Je redresse la tête puis la tourne vers elle. Je pose mon regard dans le sien et me fige -après avoir légèrement frissonner. Elle s'immobilise aussi le temps de quelques secondes, regard encrée dans le mien, puis son corps reprends vie. Elle retire sa main de mon épaule, gêné. Je voudrais lui dire que non, que ça main peut rester là, sur mon épaule... elle ne me dérange pas, au contraire. Elle me fait du bien, elle m'apaise... Mais la seule chose que je réussi à faire c'est de regarder mon épaule puis le sol. Je réfléchit. Elle n'a pas l'air surprise, inquiète seulement. Bizarre. Les quelques rares personnes qui savent ce secret sont toujours effrayé, affolé par mon comportement quand la douleur ce manifeste. Une fois j'avais pût voir plusieurs émotions défiler sur le visage de mon meilleur ami... La peur, peut-être celle de me perdre, pourtant ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait devant lui... Le dégout envers cette « chose » qui me faisait mal, qui me torturait devant ses yeux impuissant. L'incompréhension, comment cela pouvait me faire autant mal ? Ce n'était qu'un dessin peint sur ma peau, devait-il penser... Le questionnement, pourquoi cela m'arrivait-il à moi, pourquoi à moi ? J'aurais aimé lui répondre mais je n'en savais rien. Pas plus qu'aujourd'hui. Le gêne de me voir ainsi souffrir devant ses yeux sans qu'il ne puisse y faire quelque chose. Et puis l'amitié, oui elle était plus présente qu'eux tous réunit. Il aurait voulu m'aider de n'importe quelle manière qu'il soit, la première qui serait passer, il l'aurais prise pourvut que ça y change quelque chose. Il aurait soulever des montagnes si cela m'aurait aidé en quoi que ce soit, je le sais, je l'avais lu dans son regard et cela m'avait touché... C'est d'ailleurs pour cela que, quand tout fût finit, il m'avait retrouvé en pleur. Il pensait que j'avais souffert, encore plus que les fois d'avant mais il avait tort et je ne lui ai jamais avoué que, si ce jour là j'avais pleuré, c'était à cause des émotions que j'avais vu parcourir son visage en moins d'une seconde trois quart. Mais surtout à cause de la plus forte, la plus intense. Celle qui m'est indispensable : Celle de l'amour qu'à votre meilleur ami pour vous...
C'était la première fois que je la voyais vraiment. En plus, à ce moment là elle devait être au maximum. Tellement visible qu'un aveugle l'aurait ressentis, sans même le voir. Il avait été présent plus que jamais... ce fût d'ailleurs grâce à lui et grâce à ce que j'avais vu, qu'à ce moment là la torture s'était faite courte. La dernière chose que je souhaitais à ce moment là c'était d'arrêter de lui faire mal, alors j'avais forcé le temps, j'avais pensé à Lui, rien qu'à Lui, à tout ce qu'il m'avait donné, à tout ce qu'il avait fait pour moi... et j'y été arrivé, pour Lui seulement.
Mais jamais je n'avais fait un score aussi court. Là, il y a quelques instants, ma torture n'avait durer pas plus de cinq secondes... J'ai du mal à croire que j'avais réussi à la chasser en si peu de temps.
_ « Ça va mieux ? Qu'est qu'il s'est passé ? » Finit-elle par me questionner.
Je repose mon regard dans le sien, ne sachant quoi penser, quoi lui dire.
_ « Oui, ça va mieux. »
J'hésite puis, pour lui occuper l'esprit et pour me donner un peu plus de temps pour réfléchir à mon excuse, je me lève -difficilement certes, mais je me lève. Je l'aide ensuite et j'eus enfin le plaisir de sentir sa peau vivre sur la mienne. J'en gémit presque. C'était étrange. L'impression d'avoir exactement la même peau que la sienne s'impose devant mes yeux, sans pourtant que je ne la crois. Comment ma peau peut ressembler de près ou de lien à la sienne ? Impossible à imaginer, c'est pour cela que je chasse cette idée de ma tête pour l'aider à se relever. Elle me remercie puis lève la tête pour pouvoir me regarder dans les yeux. J'en suis déstabilisé la première seconde puis me reprends pour la seconde, avant qu'elle n'ouvre la bouche.
_ « Qu'est qu'il s'est passer ? »
Du coup je n'avais pas réfléchit au mensonge que je dois lui servir. Je choisis l'argument le plus proche de la vérité.
_ « Je ne sais pas... » Chuchotais-je.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 09:03

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 10:59

Chapitre 3 : Présentations.

Chapitre 3 : Présentations.


Elle ne bouge pas à ma réponse. Elle réfléchit... Elle se répète ce qu'elle va me dire d'un instant à l'autre. En attendant qu'elle se décide, je la fixe. Elle est tellement plus belle de près -bien que j'avais crû en une beauté supérieur quand je l'avais vu sortir tout à l'heure- que s'en est indescriptible. Ce n'est pas à entendre, c'est à voir. Personne ne voit, personne ne comprends où sinon. Son visage me fait penser à celui d'un ange. Je n'en est jamais vu mais je pense qu'elle ne doit pas en être très loin.
Elle me sort de me pensées une fois qu'elle a trouvé quoi me répondre.
_ « Pour vous être plié de cette manière, il y a forcément une raison. Quelque chose qui vous a fait extrêmement mal... Vue votre cris. Je n'en est jamais entendu d'aussi perçant. Je vous jure que ça m'a fait mal au c½ur de vous voir dans cet état, même s'il n'a duré que quelques secondes... » Me dit-elle.
Je reste figé. Je lui est fait mal. Mais qu'est que je suis con, je suis con, je suis con... Et ce truck là il avait fallu qu'il se montre juste à ce moment là. Vingt secondes plus tard, vingt secondes plus tôt il pouvait pas ? Pfff... Je lui est fait mal, je lui est fait mal...
_ « Si vous ne voulez pas me dire... Je comprends. » Finit-elle par lâcher.
J'ouvre les yeux grand comme des balles de golf. Non, non, non !
_ « Ce n'est pas ça... C'est juste que... » Je souffle intérieurement et reprends.« Que je ne sais pas pourquoi j'ai mal comme ça... »
_ « D'accord. »
Elle baisse la tête. Je voudrais la relever pour qu'elle plonge de nouveau son regard dans le mien mais ça paraitrais déplacer et j'avoue que je ne peut plus bouger depuis un certains temps déjà.
_ « Ça vous arrive souvent ? ... Vous criez souvent comme cela ? ... Vous avez souvent mal ? » Me questionne-t-elle sans me laisser le temps de reprendre et en relevant la tête vers moi.
Je cligne des yeux et me répète plusieurs fois chaque questions pour pouvoir lui répondre correctement.
_ « Plusieurs fois dans la journée... Et c'est la première fois que j'en cris de cette manière. Je suis désolé si je t'ai fait du mal... » Répondis-je, ailleurs.
Elle ne réagit pas à mes propos. Elle reste immobile pendant une petite seconde quand elle regarde sur mon côté gauche. Au début, je ne comprends pas. Je me contente juste de continuer à la fixer quand une voix me rappel à l'ordre.
_ « Ça va ? » Lança celle-ci, inquiète.
Je revint sur terre et me tourne légèrement. Une femme, trente-cinq ans environ. Belle mais sans plus. Maintenant de toute façon... plus rien ne sera « beau ou belle » sauf Elle. Je la regarde surement d'un air perdu car elle se détends et paraît... attendrit (?). Je secoue la tête pendant qu'elle avance et me retourne complètement.
_ « Oui. Et toi ? » Finit par répondre la jeune adolescente.
Je remarque alors à peine que je ne sais pas son prénom. Je soupire intérieurement, je suis vraiment... Débile !
La jeune femme, sa mère sans aucun doute, arrive enfin à ma hauteur. Elle me tends sa main en me regardant dans les yeux. Les siens son différent de ceux de sa fille. Ils sont marron clairs, presque doré. Je reconnais en revanche qu'elle a les même cheveux : ondulés. Peut-être pas de la même couleur -bronze étincelant- mais pas très loin... Cela eut le don de me perturber pendant un très court instant. Je cligne des yeux pour me remettre de tout cela et pose ma main contre la sienne. Effectivement, elle est différente.
_ « Marion Edwards. » Me dit-elle en secouant légèrement nos mains de haut en bas.
Je prends quelques instants. Quand sa main lâche la mienne, je me décide enfin.
_ « Emmanuel... » Je me racle la gorge. « Moire... »
Un petit sourire apparait sur son visage et elle lance un bref coup d'½il à sa fille. Qu'est que cela signifie ? Avant même que j'ai finit de me poser la question elle me coupe.
_ « Enchanté, Emmanuel. »
_ « De même... »
Elle me sourit quand quelqu'un l'appel. Je lève la tête et aperçoit un homme sortant de l'appartement, à son tour. Il tape légèrement ses mains sur son jeans, provoquant un petit de poussière, puis l'une sur l'autre avant d'arriver à notre hauteur. Il me fait un petit hochement de tête auquel je réponds par un petit sourire. Il me tends lui aussi sa main et je l'attrape sans tarder, la mère et la fille doivent déjà me croire assez fous comme ça.
_ « Damien. Damien Edwards. »
Je contemple son visage. Lui ressemble plus à sa fille. Ses cheveux sont brun mais ses yeux sont bleus, pas aussi beau que ceux de sa fille mais pas mal quand même.
_ « Emmanuel Moire. » Répondis-je, d'un seul trait ce coup-ci.
Il sourit en coin puis lâche ma main.
_ « Enchanté. »
_ « De même. » J'attends quelques secondes. « Bienvenue. » Dit-je à l'intention des trois.
_ « Merci. » Me répondirent-t-ils en c½ur.
Je souris en coin puis hoche légèrement la tête, ne sachant quoi dire d'autre. La mère m'adresse un grand sourire avant de se retourner.
_ « Bon, moi j'y retourne. » Dit-elle en sortant de l'immeuble.
Le père regarde sa fille et ils se sourient. Vous savez pas le sourire presque forcé non.. Le sourire, le vrai. Le touchant, le sincère. Celui qu'on a toujours envie de voir. Le sourire que tout le monde apprécie... Le sourire qu'il y a entre deux personnes qui s'aiment vraiment, tel qu'un père et sa fille.
Damien pose délicatement sa main sur la tête de l'adolescente avant de la secouer gentiment puis de l'embrasser sur la tempe.
_ « Tu viens nous aidez ? » Lui demande-t-il.
_ « Oui, j'arrive. »
Il sourit en coin puis tourne la tête vers moi. J'en suis automatiquement immobiliser. Comment ais-je pût garder une image aussi... faible de Lui, de son visage alors que la dernière fois que je l'ai vu est il y a quelques secondes ?
Je me reprends avant qu'il ne m'adresse la parole et essaye de reprendre un air normal.
_ « À bientôt. »
_ « À bientôt. » Répétais-je avant de ne plus m'en souvenir.
Il me regarde encore quelques quart de secondes puis sort à son tour de l'immeuble. Il croise sa compagne car celle-ci rentre avec un gros carton dans les mains suivit d'un homme en portant un visiblement plus lourd. Puis d'un deuxième...
Je repose mon attention sur elle et mon regard dans le sien. Elle me sourit timidement. Non... Ne me dit pas que tu t'en vas. Je t'en supplie, ne me laisse pas...
Elle passe les doigts de sa main droite dans sa chevelure parfaite en regardant sur le côté. J'en déduis très vite que, malheureusement, c'est ce qu'elle va faire. Elle me regarde de nouveau dans les yeux.
_ « Bon... Bah je vais les aider à tout rentrer. » Me chuchote-t-elle presque, gêné.
_ « D'accord... »
Je réfléchit je dois trouver quelque chose à dire pour qu'elle reste ne serais-ce que quelques secondes de plus.
_ « Euh... Si vous avez besoin de quelque chose, n'importe quoi je... Je suis là. » Affirmais-je.
Elle sourit et j'en frissonne presque.
_ « Merci. »
Je hoche légèrement la tête en avalant ma salive.
_ « À plus tard... » Me dit-elle avant de se retourner.
_ « À... »
Elle regarde en ma direction par dessus son épaule et j'en reste bloquer. Je cligne des yeux pour me réveiller et entreprends de finir ma phrase.
_ « À plus tard... » Finit-je par chuchoter.
Le problème étant qu'elle n'est plus là. Elle est partit dehors mais elle aurait put partir en Amérique ça m'aurait fait le même effet. Je secoue la tête avant de la baisser. Je me retourne et et finit le tour de mes clefs dans ma serrure. Une fois ouverte, j'ouvre la porte, entre, enlève les clefs de la serrure puis ferme la porte. Je me laisse glisser le long de celle-ci et encercle mes genoux de mes bras avant de poser ma tête sur le dessus. Je me remémore la scène, je m'imagine, devant eux... Complètement bloquer, comme un imbécile.
Mais qu'a-t-elle de spécial -à part sa beauté inégalable- pour me faire cet effet là ?

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 09:48

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 20:07